Humilité, humanité : l'humus à la source de tout. Comment le yoga nous aide à (re)faire lien avec notre vivant
- Aurélie Chamaret

- 16 févr. 2022
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 4 jours

Le saviez-vous ?
Les mots humanité et humilité sont tous deux issus de la même racine latine : humus, qui signifie la terre, le sol. Ce terme a traversé les siècles jusqu’à nous, puisque l’humus désigne encore aujourd’hui la première couche du sol, celle qui résulte de la décomposition des matières organiques et qui constitue une source essentielle de nutriments pour les plantes.
Un sol vivant, fertile, riche, né de ce qui a été transformé. Un cycle sans fin : les plantes croissent, perdent leurs feuilles, parfois leurs branches, meurent à leur tour, et viennent nourrir la terre, se nourrissant ainsi elles-mêmes et les autres. Rien ne se perd, tout se transforme.
Qu’est-ce que cela nous apprend du lien entre humanité et humilité ?
La réponse la plus évidente réside sans doute dans cette proximité sémantique elle-même, comme si être humain impliquait, par essence, d’être humble. Se souvenir d’où l’on vient. Se rappeler que nous sommes faits de la même matière que le sol que nous foulons.
Cette racine commune nous rappelle surtout le lien profond que nous avons à entretenir avec la terre, avec notre ancrage. Nous sommes incarnés. Nous faisons partie de la matière. Mais d’une matière extraordinairement vivante. À travers nos déchets, leur transformation, puis leur décomposition, nous participons à ce cycle perpétuel du vivant. Et un jour, notre propre corps redeviendra à son tour matière fertile, à l’origine de nouvelles formes de vie.
Et si développer notre humilité et notre humanité consistait simplement à garder en mémoire notre juste place dans ce cycle naturel de destruction et de création ? À en prendre soin, avec respect et conscience, plutôt que de chercher à nous en extraire.
Et le yoga dans tout ça ? Refaire le lien avec son vivant
Le développement des sociétés modernes nous a largement éloignés de cette réalité. En ville, les sols recouverts de bitume dissimulent la vie foisonnante qui se déploie pourtant sous nos pieds. À Grenoble comme ailleurs, il est parfois nécessaire de réapprendre à ressentir cette connexion : marcher pieds nus, jardiner, se balader en montagne, respirer l’odeur des sous-bois après la pluie.
La pratique du yoga s’inscrit pleinement dans cette démarche de reconnexion. Les cours de yoga à Grenoble que je propose invitent à revenir au corps, au souffle, à la sensation d’ancrage, à cette présence simple et profonde à soi et au monde. Le yoga à Grenoble, tel que je l’enseigne, est une invitation à habiter pleinement sa matière, à renouer avec cette humilité joyeuse qui nous relie au vivant.
Se reconnecter au vivant, à travers la pratique du yoga, c’est finalement revenir à notre profonde humanité.




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